Accompagner l’entourage du consommateur

Les difficultés de consommations ou les addictions ont un retentissement important sur l’entourage. Que l’on soit conjoint, enfant, parent, ami-e, collègue de travail, voisin-e d’une personne en difficulté avec ses consommations, chacune et chacun peut être, à des degrés différents, concerné-e. Les personnes très proches d’une personne dépendante sont particulièrement affectées par le problème. Leur vie quotidienne en est souvent bouleversée aussi bien d’un point de vue pratique et matériel qu’affectif et relationnel.

Pour les personnes de l’entourage élargi (collègue, voisin…), la situation peut aussi être difficile. On hésite généralement à intervenir en se disant que ça relève de la vie privée.

L’entourage se sent souvent impuissant à changer la situation et à comprendre ce qui se passe. Tous sont confrontés à une même réalité : personne ne peut arrêter de consommer à la place de l’autre.

Pour tenter d’aider la personne, différents moyens sont mis en œuvre : souvent, dans un premier temps, on essaie d’excuser ou de chercher des explications à la consommation. Les proches peuvent aussi essayer de limiter la consommation, par exemple en comptant le nombre de bouteilles, en vérifiant le contenu, en cachant les produits, en surveillant ou en accompagnant la personne concernée dans ses activités.

Quand le problème persiste, on peut devenir plus menaçant : abandon, renvoi, dénonciation, divorce.

Mon conjoint, mon collègue de travail… a une addiction comment faire pour l’aider ?

Il faut souvent du temps pour se rendre compte qu’il est impossible de contrôler la consommation de la personne et de la faire arrêter !

On ne peut pas contraindre quelqu’un à arrêter de consommer s’il n’a pas lui-même décidé de le faire.

Alors que faire si on ne peut pas décider l’autre à changer ? Changer soi-même.

Les attitudes et le comportement de l’entourage vis-à-vis de la personne dépendante jouent un rôle essentiel pour l’amener à prendre conscience de sa difficulté et la motiver à changer elle aussi.

L’entourage n’est pas responsable du problème de consommation, et tenter de chercher un coupable n’apporte pas de réelle solution au problème.

L’entourage n’est pas responsable

Pour rendre la situation viable, l’entourage assume parfois les tâches et les responsabilités que la personne a délaissées ou la protègent des conséquences de sa consommation : par exemple, en entreprise, il est courant qu’un collègue fasse à la place…

Certains de ces comportements maintiennent la consommation tout en épuisant l’entourage. Les proches se sentent vidés, ils ont le sentiment de ne plus exister en dehors du problème de consommation. En cherchant à aider l’autre, ils s’enferment eux aussi dans le problème.

C’est un mécanisme courant et connu qui s’appelle la codépendance et qui se développe parallèlement à la dépendance. Ce processus touche plus particulièrement le conjoint mais peut aussi concerner les parents, enfants, amis ou collègues de travail.

Il est primordial de faire un pas de côté et d’analyser notre place et notre rôle dans la situation.

Quand la vie familiale implique des enfants, il ne faut pas ignorer l’impact que la situation de consommation aura sur eux. Il est prioritaire de leur donner la possibilité de parler de leur souffrance sans qu’ils aient le sentiment de trahir ou de dénoncer leur famille.

Chez IN-SPIRE, nous recevons toutes les personnes de l’entourage.

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